Comment nous posons le problème de la connaissance

Article de Julius Evola paru dans la revue « UR » en 1927.

Traduction de Gérard Boulanger.

Celui qui aborde nos sciences avec l’intention d’en tirer quelque profit doit, avant toute autre chose, considérer avec la plus grande attention ce point fondamental : le problème de la connaissance – et la signification de la connaissance elle-même – se présentent ici d’une manière tout à fait différente de celle que l’on rencontre dans les divers secteurs de la culture contemporaine.

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Le problème du moi – La science du moi – Nos directives

Article de Julius Evola paru dans la revue « UR » en 1927.

Traduction de Gérard Boulanger.

Il y a, dans la vie des hommes, des moments – ils sont rares, mais ils existent – où ceux-ci, comme pris d’un vertige imprévu, sentent vaciller leur repères familiers, leurs certitudes, leurs fois les plus solides. Reconduit à ce point crucial, l’individu ressent alors à nu, inexorable, torturant, ce qui est le problème de tous les problèmes et l’angoisse de toutes les angoisses :

                Que suis-je, Moi?

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Éliade et Schmitt se rencontrent

La fin des années 30 et le début des années 40 est une époque intéressante et mouvementée quant aux perspectives intellectuels. Carl Schmitt connaissait (entre autres) Ernst Junger, Mircea Eliade et René Guénon, ces deux derniers connaissaient Julius Evola, Corneliu Codreanu et Guido di Giorgio. Une foule de correspondance existe entre ces différentes personnalités sur des sujets nombreux, tels la métaphysique, la philosophie, l’ethnologie, le politique, ainsi de suite.

 

Voici un extrait issu du Journal portugais d’Éliade sur une rencontre avec Carl Schmitt.

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Civilisation qualitative

Le vrai progrès respectera toujours la ligne de développement formel de l’homme. Elle donnera lieu à une civilisation qualitative telle que fut la civilisation de la Grèce au IVe siècle av. J.-C. et, à un degré plus élevé, la civilisation de l’Europe occidentale au XIIIe siècle. Si l’attention des gens est détournée des choses spirituelles et tournée vers les conquêtes matérielles, vers la culture de l’utile, c’est-à-dire de tout ce qui sert à favoriser les relations humaines et l’assouvissement des besoins corporels et aux conforts de l’homme, l’orientation de la vie change graduellement. Les moyens deviennent la fin. La civilisation est quantitative plutôt que qualitative.

~ Denis Fahey, The Mystical Body of Christ in the Modern World (p. 140)

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Sensible et Non-sensible

Nous sommes des hommes du moyen âge, non seulement parce que c’est notre destin, la fatalité de l’histoire, mais aussi parce que nous le voulons. Vous, vous êtes encore des hommes modernes, parce que vous refusez de choisir. ~ Nicolas Berdyaev

La puissance d’un nouveau moyen âge est requise. ~ Julius Evola, Impérialisme Païen

Samsara est Nirvana ~ Nagarjuna

Le sensible est le symbole du divin ~ Saint Bonaventure

Les attaques contre la puissance d’un nouveau moyen âge sont constantes, et parviennent parfois de sources inattendues. Récemment un argument bizarre circulait sur Internet. Il revendique que le point de départ de la métaphysique de Thomas d’Aquin, en sous entendant que cette connaissance s’acquiert par les sens, «mène» au monde moderne. Lorsque questionné sur la signification de ce «mène», l’auteur n’a pas de réponse. Soit il y a une nécessité logique ou empirique qui contraint à une conclusion à partir des prémisses, ou il n’y en a pas.

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Êtes-vous un contre-révolutionnaire ?

Ce qui est nécessaire n’est pas une révolution dans le sens contraire, mais l’opposé d’une révolution.
~ Joseph de Maistre

Mes principes ne sont que ceux qui, avant la révolution française, chaque personne noble considérait saine et normale.
~ Julius Evola

Au moment où la droite est dans un état de confusion, nous sommes témoins de nombreuses tentatives de définition. Le terme «conservateur», avec toutes ses qualités floues ne satisfait pas. Mais le mot « droite » est vague, ne voulant pas dire bien plus que « non à gauche », en dépit des tentatives de définition d’une Nouvelle Droite ou d’une Droite Alternative comme s’il y avait un droite culturellement dominante.

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La « Konservative Revolution »

Dans cette collection d’essais utile, From the German Conservative Revolution to the New Right[1], Lucian Tudor nous introduit à plusieurs penseurs politiques allemands, groupés par les caprices de l’auteur sous la rubrique « révolution conservatrice ». Dans la deuxième partie de l’ouvrage, M. Tudor essaie de relier ces auteurs à un mouvement plus contemporain appelé « New Right » [la Nouvelle Droite]. Pour notre revue, nous nous concentrerons sur les auteurs allemands, peut-être pour traiter la deuxième partie à une date ultérieure. Les lecteurs sont invités à passer outre l’introduction de l’œuvre étudié, et nous ferons de même ici.

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