La doctrine du « corps immortel » par Julius Evola

Article de Julius Evola paru dans la revue « UR » en 1927.

Traduction de Gérard Boulanger.

                A l’enseignement traditionnel concernant l’immortalité correspond la doctrine du « triple corps » – ou, plus simplement, du corps immortel – sur laquelle nous allons nous arrêter brièvement.

                Précisons immédiatement que le terme « corps » est employé ici d’une façon analogique pour désigner de nouvelles formes de conscience et d’action que le Moi peut faire siennes, en vertu de possibilités qui, toutefois, dépassent le commun des mortels. De sorte que la doctrine en question – comme toute doctrine ésotérique – ne peut être considérée comme vraie que dans le cadre propre à l’aristocratie restreinte de ceux qui sont parvenus à fouler le sentier de l’initiation. En parler à propos de l’homme ordinaire n’aurait aucun sens : pour lui n’existent ni les trois, ni les sept, ni les neuf corps, ni tous ceux que l’on pourrait se plaire à imaginer – pour lui n’existe tout simplement que son propre état humain de conscience conditionné par sa relation réciproque avec l’organisme physique, et c’est tout.

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Comment nous posons le problème de l’immortalité par Julius Evola

Article de Julius Evola paru dans la revue « UR » en 1927.

Traduction de Gérard Boulanger.

             L’affirmation d’« Abraxa » dans « UR » no 1, p. 11 : – « Ils mentent effrontément ceux qui promettent au fantôme de ton « Moi » une quelconque persistance après la mort de ton corps » – a suscité un certain scandale chez beaucoup de nos lecteurs. Et puisque nous ne pouvons que confirmer la rigoureuse orthodoxie d’une telle affirmation, il paraît utile de clarifier davantage notre position en ce domaine.

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