La doctrine du « corps immortel » par Julius Evola

Article de Julius Evola paru dans la revue « UR » en 1927.

Traduction de Gérard Boulanger.

                A l’enseignement traditionnel concernant l’immortalité correspond la doctrine du « triple corps » – ou, plus simplement, du corps immortel – sur laquelle nous allons nous arrêter brièvement.

                Précisons immédiatement que le terme « corps » est employé ici d’une façon analogique pour désigner de nouvelles formes de conscience et d’action que le Moi peut faire siennes, en vertu de possibilités qui, toutefois, dépassent le commun des mortels. De sorte que la doctrine en question – comme toute doctrine ésotérique – ne peut être considérée comme vraie que dans le cadre propre à l’aristocratie restreinte de ceux qui sont parvenus à fouler le sentier de l’initiation. En parler à propos de l’homme ordinaire n’aurait aucun sens : pour lui n’existent ni les trois, ni les sept, ni les neuf corps, ni tous ceux que l’on pourrait se plaire à imaginer – pour lui n’existe tout simplement que son propre état humain de conscience conditionné par sa relation réciproque avec l’organisme physique, et c’est tout.

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Être sourd à la vie

La vie de l’homme est dans le devenir; et non seulement dans le devenir, mais dans l’autocréation. Il ne grandit pas sous la direction et le contrôle de forces irrésistibles. La force qui le forme est sa propre volonté. Toute sa vie est un effort afin d’atteindre sa vraie nature humaine. Mais la nature humaine, puisque l’homme est un esprit inférieur, est seulement illustrée par l’esprit absolu de Dieu. L’homme doit donc se former à l’image de Dieu, ou il cesse de devenir humain et devient diabolique. Cette autocréation doit aussi être une connaissance de soi; non la connaissance de soi par l’introspection,  l’examen du soi qui « est », mais la connaissance de Dieu, le soi qui doit être. La connaissance de Dieu est le début, le centre et la finalité de la vie humaine. ~ R. G. Collingwood

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