Dante et la Sainte Apogée de la Tradition Romaine, 2e Partie

Suite de la traduction de Guido Di Giorgio

Si Virgile représente l’ancienne tradition et Béatrice la nouvelle tradition et si, au seuil du Paradis Terrestre, Virgil disparaît devant Béatrice, Béatrice disparaît aussi lorsque le mystère divin est saisi par Dante dans sa réalisation immédiate et ce qui reste alors, au-dessus et au-delà des deux traditions unifiées à jamais est, dans ce moment décisif, Rome.

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Dante et la Sainte Apogée de la Tradition Romaine, 1re Partie

La Tradizione Romana par Guido De Giorigo

Le gisement d’or traditionnel qu’est Rome dans l’unité vivante des deux formes se complétant une et l’autre dans une parfaite harmonie et un équilibre, se trouve entièrement en Dante qui fut le premier à révéler le mystère de la Romanité. Le sacré, produit d’une synthèse créatrice des éléments contenus dans l’ancienne et la nouvelle tradition, démontre qu’il peut être appelé le prophète du Catholicisme Fasciste [Cattolicità Fascista] dans la signification absolue de l’expression.

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Donoso Cortès – Du vote de l’impôt, Chapitre V

Chapitre V

                Jusqu’à présent nous avons considéré cette question sous son aspect historique et philosophique; il ne nous reste plus qu’à la considérer sous son aspect légal.

                L’intervention des représentants du peuple dans l’imposition des contributions est consacrée chez nous pas la loi politique de l’État. Le droit d’intervention ne se borne pas en Espagne aux nouvelles contributions; par le vote annuel des budgets, d’après la lettre et l’esprit de la loi, ce droit s’étend à tous les impôts, même aux plus anciens et aux plus nécessaires. Peu importe, du reste, que les assemblées constituantes, en consignant ce droit dans la loi fondamentale, n’en aient pas connu toute la portée : il faut reconnaître que, conformément à la loi politique en vigueur, le gouvernement doit demander une autorisation aux chambres, soit pour imposer de nouvelles contributions, soit pour percevoir les anciennes, et que les chambres peuvent l’accorder ou la refuser, en vertu du droit qu’elles tiennent de la loi.

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Donoso Cortès – Du vote de l’impôt, Chapitre III & IV

Chapitre III

                Si l’école politique dont nous parlons peut être accusé d’ignorance, il faut avouer que personne ne l’accusera d’être inconséquente, en présence des déductions qu’elle a tirées de ses études historiques. La logique du mal est aussi inflexible que la logique du bien : surmontant tous les obstacles, elle ne recule pas même devant l’absurdité. Si cette vérité, admise par tous les hommes et consignée dans toutes les histoires, avait besoin d’être démontrées, elle le serait par les lignes suivantes, destinées à mettre sous les yeux des lecteurs impartiaux le spectacle d’une école que le manque de raison et l’excès de logique a précipitée dans l’extravagance.

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Donoso Cortès – Du vote de l’impôt, Chapitre I & II

Chapitre I

                Le droit des peuples à intervenir dans tout ce qui a rapport aux impôts et contributions par lesquels les citoyens alimentent l’État, est aujourd’hui une des bases essentielles du droit public d’une grande partie de l’Europe.

                L’idée de cette intervention, comme toutes les idées, peut s’envisager sous deux aspects différents, sous l’aspect historique et sous l’aspect philosophique. Considérée au point de vue de ses vicissitudes, elle tombe en outra dans le domaine de la législation, puisque les lois la consacrent, comme cela se voit en Espagne.

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Libéralisme et Socialisme

Les hommes de bonnes naissances avaient l’habitude de penser ainsi :

L’école libérale tient pour certain qu’il n’y a d’autre mal que celui qui se trouve dans les institutions politiques léguées par nos pères, et que le bien suprême consiste à abolir ces institutions. La plupart des socialistes, de leur côté, regardent comme hors de doute qu’il n’y a d’autre mal que celui dont la société est la source, et que le grand remède serait dans le bouleversement complet des institutions sociales. Libéraux et socialistes proclament donc d’un commun accord que le mal vient des temps passés; mais les premiers affirment que le bien peut déjà se réaliser dans le temps présent, les seconds que l’âge d’or ne commencera que dans le temps à venir.

Le bien suprême devant être le fruit d’un bouleversement suprême, dans les régions politiques, disent les libéraux, dans les régions sociales, disent les socialistes, les uns et les autres affirment également la bonté substantielle et intrinsèque de l’homme, dont l’action intelligente et libre doit amener ce bouleversement. Cette conclusion, explicitement formulée par les socialistes, est implicitement contenue dans la théorie que soutient l’école libérale, si bien qu’on ne peut la rejeter sans être obligé, sous peine d’inconséquence, de rejeter cette théorie elle-même. La doctrine suivant laquelle le mal est dans l’homme et procède de l’homme est, en effet, en contradiction formelle avec la doctrine suivant laquelle le mal ne serait que dans les institutions, sociales ou politiques, et n’aurait d’autre cause que ces institutions. Quelle est, en bonne logique, la conséquence de la première? Que, pour extirper le mal du gouvernement et de la société, il faut commencer par l’extirper du cœur de l’homme. De même que suit-il de l’autre? Qu’il n’y a pas à s’occuper de l’homme, où le mal n’est pas, et que, pour l’extirper, il faut opérer directement soit sur le gouvernement, soit sur la société, où il a son centre et son origine. La théorie catholique et les théories rationalistes sont donc non-seulement incompatibles, mais encore contradictoires : la théorie catholique condamne tout bouleversement politique ou social comme insensé ou inutile; les théories rationalistes condamnent toute réforme morale de l’homme comme inutile et insensée. Et cela suit rigoureusement de leur principes respectifs; car, si le mal n’est ni dans le gouvernement ni dans la société, pourquoi et pour qui le bouleversement du gouvernement et de la société? Et si, au contraire, le mal n’est pas dans les individus et ne procède pas des individus, pourquoi et pour qui la réforme intérieure de l’homme? ~ Donoso Cortès – Essai sur le Catholicisme, pp. 304-306

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Donoso Cortès – Question D’Orient, Chapitre IX

                Tandis que ces grands événements se passaient à Constantinople, la France, agitée jusque dans ses fondements sociaux, n’avait pas la liberté nécessaire pour tourner son attention du côté de l’Orient. Pendant que toutes les passions turbulentes lui déchiraient le cœur, l’Europe se tenait en armes, prête à fondre sur elle pour étouffer l’incendie qui menaçait de s’étendre dans le monde et de dévorer tous les trônes. La question épineuse de la séparation définitive de la Belgique et de la Hollande était l’objet de longue conférence entre les diplomates les plus renommés du continent européen, alors réunis à Londres, pour faire sortir la paix générale de ces grands troubles et de ces profondes commotions. Par suite de ces complications, la France et l’Angleterre refusèrent, par deux fois, de répondre à l’appel du sultan, qui implorait leur protection et leur secours contre les armées d’Ibrahim, arrivées jusque sous les murs de Constantinople. Mahmoud, se voyant seul au milieu de si grandes infortunes, se vit forcé de recourir à la protection toujours mortelle de l’empereur de Russie, en signant avec lui le fameux traité dont nous venons de parler.

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