Sensible et Non-sensible

Nous sommes des hommes du moyen âge, non seulement parce que c’est notre destin, la fatalité de l’histoire, mais aussi parce que nous le voulons. Vous, vous êtes encore des hommes modernes, parce que vous refusez de choisir. ~ Nicolas Berdyaev

La puissance d’un nouveau moyen âge est requise. ~ Julius Evola, Impérialisme Païen

Samsara est Nirvana ~ Nagarjuna

Le sensible est le symbole du divin ~ Saint Bonaventure

Les attaques contre la puissance d’un nouveau moyen âge sont constantes, et parviennent parfois de sources inattendues. Récemment un argument bizarre circulait sur Internet. Il revendique que le point de départ de la métaphysique de Thomas d’Aquin, en sous entendant que cette connaissance s’acquiert par les sens, «mène» au monde moderne. Lorsque questionné sur la signification de ce «mène», l’auteur n’a pas de réponse. Soit il y a une nécessité logique ou empirique qui contraint à une conclusion à partir des prémisses, ou il n’y en a pas.

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Une cosmologie ancienne

Nous sommes des hommes du moyen âge, non seulement parce que c’est notre destin, la fatalité de l’histoire, mais aussi parce que nous le voulons. Vous, vous êtes encore des hommes modernes, parce que vous refusez de choisir. ~ Nicolas Berdyaev

Pour comprendre le Moyen Âge, The Discarded Image de C. S. Lewis, est indispensable. Il a une perspicacité remarquable, même si sa perspective et ses motifs diffèrent des nôtres. Dans cette discussion, je vais utiliser les concepts traditionnels comme un complément à ce que Lewis a écrit. Tout d’abord, il souligne que les Médiévaux étaient tout à fait conscients du Logos, ou « Ordre Cosmique ». Continuer de lire « Une cosmologie ancienne »

Êtes-vous un contre-révolutionnaire ?

Ce qui est nécessaire n’est pas une révolution dans le sens contraire, mais l’opposé d’une révolution.
~ Joseph de Maistre

Mes principes ne sont que ceux qui, avant la révolution française, chaque personne noble considérait saine et normale.
~ Julius Evola

Au moment où la droite est dans un état de confusion, nous sommes témoins de nombreuses tentatives de définition. Le terme «conservateur», avec toutes ses qualités floues ne satisfait pas. Mais le mot « droite » est vague, ne voulant pas dire bien plus que « non à gauche », en dépit des tentatives de définition d’une Nouvelle Droite ou d’une Droite Alternative comme s’il y avait un droite culturellement dominante.

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La « Konservative Revolution »

Dans cette collection d’essais utile, From the German Conservative Revolution to the New Right[1], Lucian Tudor nous introduit à plusieurs penseurs politiques allemands, groupés par les caprices de l’auteur sous la rubrique « révolution conservatrice ». Dans la deuxième partie de l’ouvrage, M. Tudor essaie de relier ces auteurs à un mouvement plus contemporain appelé « New Right » [la Nouvelle Droite]. Pour notre revue, nous nous concentrerons sur les auteurs allemands, peut-être pour traiter la deuxième partie à une date ultérieure. Les lecteurs sont invités à passer outre l’introduction de l’œuvre étudié, et nous ferons de même ici.

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Donoso Cortes, Carl Schmitt, Julius Evola

De nos jours, la « discussion » est devenue une marchandise, le produit vendable des nouvelles par câble et des revues d’opinion; il n’y a plus même le prétexte d’une « recherche de la vérité ».

Je ne crois pas que la monographie de Carl Schmitt sur Donoso Cortés, mentionnée par Julius Evola, ait été traduite. Cependant, le dernier chapitre de la Théologie politique de Schmitt est intitulé Sur la philosophie contrerévolutionnaire de l’État (de Maistre, Bonald, Donoso Cortes), de sorte qu’il peut servir de résumé à la compréhension par Schmitt de Donoso.

Mais d’abord, il faut signaler une anomalie intéressante. Le Schmitt catholique, ainsi que les trois contre-révolutionnaires catholiques, n’ont eut absolument aucun impact sur l’église contemporaine. Leurs idées sur la Tradition, l’autorité et l’opposition au monde libéral moderne ont été rejetées par l’église modernisante Vatican II. Alors, pourquoi l’Evola anti-chrétien était-il si enchantée par la figure de Donoso Cortés? Comme l’indique Evola dans sa revue de la monographie de Schmitt sur Thomas Hobbes, ce qui compte, c’est la « manifestation d’un principe et d’un ordre supérieur » et la mise en place d’un « type d’organisation véritablement spirituelle et hiérarchique traditionnelle ». Puisqu’il n’y a plus de soutien institutionnel à de telles idées, il incombe aux rares de les comprendre et de les développer.  Continuer de lire « Donoso Cortes, Carl Schmitt, Julius Evola »

Être de la Droite

La Droite et la Gauche sont des désignations qui se réfèrent à un système politique déjà en crise. Dans les systèmes de gouvernement traditionnels, ils étaient inexistants, du moins s’ils étaient pris dans leur sens actuel. En eux, il pouvait y avoir un parti d’opposition, mais pas un parti révolutionnaire, ni un système qui mette le système lui-même en question ; nous y trouvions plutôt un système loyaliste et, d’une certaine manière, réalisable. Ainsi, en Angleterre, on pouvait parler de « la plus fidèle » ou d’une « très loyale opposition de Sa Majesté ». Les choses ont changé après avoir fait face aux mouvements subversifs des temps plus récents, et on sait qu’à leur origine, la droite et la gauche ont été définies sur la base des lieux occupés respectivement par les partis opposés au parlement.

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Gnose Chrétienne : Jacob Boehme

J’étais un trésor caché et Je voulais être connu; par conséquent, J’ai créé la création afin d’être connu. ~ Hadith Qudsi

Origène, Denys l’Aréopagite, Jacob Boehme, Louis Claude de Saint-Martin, Vladimir Solovyov et Nicolas Berdyaev, par exemple, montrent dans leur travail un progrès très avancé dans la substance[1] nouant ensemble l’intelligence et la foi intuitive. ~ Valentin Tomberg

Jacob Boehme devrait porter le titre du plus grand Chrétien gnostique. Le mot gnose n’étant pas ici employé au sens hérétique de la Chrétienté des premiers siècles, mais de la connaissance qui se base sur la révélation tout en ne se préoccupant pas des concepts, mais plutôt des symboles et des mythes; la connaissance contemplative et non la connaissance discursive. C’est aussi une religion philosophique ou une théosophie. ~ Nikolai Berdyaev

Dans Christian Gnosis[2], Wolfgang Smith se révèle être un adepte de Franz von Baader dans la vague du théosophisme chrétien. C’est pourquoi il conclut son travail avec des idées de Paracelsus, Jacob Boehme et Maitre Eckhart. Smith interprète ce dernier comme étant la source distincte de la Trinité Chrétienne non dualiste, aucunement inférieur au non-dualisme des Vedantas. Cet article s’attaque au chapitre sur Jacob Boehme et au chapitre final sur la Trinité non dualiste de Maître Eckhart tiré de l’œuvre de Smith.

Jacob Boehme est un modèle d’ésotérisme pour l’Âge qui vient : il était un profane – un cordonnier de métier, tout comme mon grand-père – était marié et a élevé une famille. Pourtant, malgré les apparences simples, il vivait une profonde transformation spirituelle. Il essaya de vivre une vie simple; son premier livre a été distribué seulement à ses amis. Vers la fin de sa vie, il fut finalement capable de dédier son temps uniquement aux écrits spirituels grâce à de riches mécènes.

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