Dante et la Sainte Apogée de la Tradition Romaine, 1re Partie

La Tradizione Romana par Guido De Giorigo

Le gisement d’or traditionnel qu’est Rome dans l’unité vivante des deux formes se complétant une et l’autre dans une parfaite harmonie et un équilibre, se trouve entièrement en Dante qui fut le premier à révéler le mystère de la Romanité. Le sacré, produit d’une synthèse créatrice des éléments contenus dans l’ancienne et la nouvelle tradition, démontre qu’il peut être appelé le prophète du Catholicisme Fasciste [Cattolicità Fascista] dans la signification absolue de l’expression.

En lui, la poésie reprend sa place et sa destination sacrée, elle suit « les empreintes » comme Boccaccio disait, les traces de l’« Esprit Saint », ce n’est désormais plus psychologique ou décrit artificiellement, mais une initiation, une révélation, et une réalisation. Alors que la théologie est interprétative et procède de manière discursive, se soumettant aux limites de la raison illuminée par la révélation, la poésie, par une intuition très sensible, saisit le mystère des symboles et l’intériorise, lui donne forme, le rend vivant, surpassant la représentation extérieure afin d’en faire le véhicule le plus adapté à la libération. En ce sens, et en ce sens seulement, Dante est le poète et la Comédie est le poème sacré, véhicule de la vérité divine et l’effort suprême, peut-être le plus grand jamais accomplit, pour transformer l’image sensible de la raison en une réalisation de principes métaphysiques traditionnels, saisit dans deux directions, l’ancienne et la nouvelle, unifiées indissolublement au nom occulte de Rome qui est le sceau de la chanson divine.

Donc, l’universalisme de Dante était unique parmi les hommes et les poètes, même si une interprétation anagogique de la Comédie n’avait pas encore été tentée afin d’être complétée et réalisée ascétiquement par ceux qui appartiennent à la Race de l’Esprit et qui sont les vrais porteurs de la clé qu’est la science sacrée et les porteurs du faisceau de licteur (fasces lictoriae) du pouvoir divin.

La Comédie est le pèlerinage suprême des mondes considérés comme le seul temple de Dieu : si le point de départ est la terre et celui d’arrivée est le paradis, cette dualité apparente montre à l’homme ce qu’il doit atteindre seulement lorsqu’il n’est pas ce qu’il est, ce qu’il doit devenir afin d’être ce qu’il est, et comment son humanité terrestre est seulement un voile et, lorsque enlevé, la Réalité Divine est révélée dans Son unité originelle, ineffabilité de l’Ineffable. C’est seulement à ce moment que la poésie cesse et avec la réalisation du mystère de l’homme qui est la Réalité de Dieu, la Comédie se termine car le pèlerinage est complété, la fin est atteinte, la mort est surmonter, fieri [devenir] devient esse [être] et esse la non-existence radicale de la Nuit Divine.

Le paradis et la terre sont dissous dans le dernier sourire de la Comédie, quand la hache brillante qui domine le faisceau de licteur [Fascio Littorio], résolvant l’énigme de Janus à deux visages dans l’universalité absolue de la Croix, révèle le nom occulte de Rome et dissout la flamme Vestale sur les lèvres du Seigneur du dernier rite. Ici le mystère prend fin et la fin éclatante brille dans la tonalité essentielle du Silence, seigneur de la Forme et du Rythme, le plus haut sommet de la réalisation intégrale. L’ancienne et la nouvelle tradition ont mené le poète au secret de la Tradition Primordiale, à la « letizia che trascende ogni dolzore » [« la joie qui transcende toutes les douceurs du délice »]. Dans le vortex paradisiaque, il est complet et s’ayant complété lui-même, il a dénoué le nœud traditionnel, il ne peut rien entré dans ce qui, étant seul, est à la foi intégral et complet.

C’est le miracle du nom occulte de Rome et la réalité de Dante et de la Comédie.

La vision du sommet, dans la mesure où l’expression est si imparfaite pour atteindre ces mystères, permet de mieux considérer les fondations et la progression et, ce qui est plus important dans notre tâche, l’unification des deux traditions en Rome, c.-à-d., dans l’Esprit de Dieu. Il est impossible de faire allusion à cela, sauf métaphysiquement, dans cette simple introduction à la Tradition Romaine, qui n’essaie pas d’être plus que ce qu’elle est, le vestibule du Temple, une préparation au travail de la restauration intégrale de la Romanité Traditionnelle contenue dans la Comédie qui est le poème sacré de Rome, désormais plus l’ancienne et la nouvelle, mais l’éternelle.

Traduit de l’anglais à partir  de « Dante and the Holy Culmination of the Roman Tradition » par Cologero paru le 21 mars 2012 à cette adresse : http://www.gornahoor.net/?p=3904

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