Analyse de Conan le Barbare (1982) de John Milius

  1. INTRODUCTION

For all the works of cultured man

Must fare and fade and fall.

I am the Dark Barbarian

That towers over all.

Robert E. Howard, Collected Poems 452, Selected Poems 19

Le personnage le plus fameux de Robert E. Howard, Conan, est une figure imposante dans l’univers de la littérature fantastique. Pour Conan autant que son créateur Howard, la civilisation est toujours fragile, sujette à la dégénération, à la décadence et à la conquête; l’«ordre du monde» est une situation précaire[1]. Conan n’est pas le premier à être mis en relief voire en opposition avec la civilisation : Gilgamesh l’avait déjà fait il y a longtemps chez les Sumériens. Seulement, pour celui-là, il n’y a pas de retour à la cité à la fin de l’histoire : il reste en marge, pour vivre selon son moto «I love, I slay. Let me live deep while I live»[2].

Lire la suite

Un éclaircissement sur le matérialisme

Il nous semble que le matérialisme est fort incompris par nos contemporains. En effet, si nous affirmons que les modernes sont matérialistes beaucoup nous répondront qu’il y a de plus en plus de gens qui sont conscients de ce fait et pratique un style de vie que nous qualifions parfois par la « simplicité volontaire »; or ceci signifie seulement qu’une personne pratique un mode de vie plus « économe » et est simplement une manière d’aborder le matérialisme.

Lire la suite