Avicenne – La logique, 2e partie

Texte tiré de « Le livre de science » d’Avicenne.

 

DÉBUT DE LA LOGIQUE – EXPLICATION DE CE QU’ON APPELLE « SIMPLE » PARMI LES TERMES ET LES IDÉES

Il faut savoir qu’il y a deux sortes de termes. L’un est celui qu’on nomme simple et qui consiste en ceci : les éléments du terme ne désignent pas les éléments du sens; par exemple, quand tu dis Zaïd ou Mohammed; de même pour homme et sage[1]. L’autre sorte est dite composée et consiste en ceci : les parties du terme désignent les parties du sens; par exemple, tu dis « l’homme est sage » ou bien « l’homme sage ».

Continuer de lire « Avicenne – La logique, 2e partie »

Avicenne – La logique 1er partie

Texte tiré de « Le livre de science » d’Avicenne.

EXPOSÉ DU BUT DE LA LOGIQUE ET DE SON UTILITÉ

Le savoir est de deux sortes.

L’une est le concept (qu’on nomme en arabe : taçavvor); par exemple, si quelqu’un dit : « homme, fée, ange » (et tout ce qui y ressemble), tu comprends et tu conçois ce qu’il entend par là.

L’autre est le jugement : par exemple, tu juges que la fée existe ou que « l’homme est soumis à l’ordre » (et tout ce qui y ressemble) – ce qu’on nomme en arabe : taçdîq.

Continuer de lire « Avicenne – La logique 1er partie »

Comment nous posons le problème de la connaissance

Article de Julius Evola paru dans la revue « UR » en 1927.

Traduction de Gérard Boulanger.

Celui qui aborde nos sciences avec l’intention d’en tirer quelque profit doit, avant toute autre chose, considérer avec la plus grande attention ce point fondamental : le problème de la connaissance – et la signification de la connaissance elle-même – se présentent ici d’une manière tout à fait différente de celle que l’on rencontre dans les divers secteurs de la culture contemporaine.

Continuer de lire « Comment nous posons le problème de la connaissance »

Le problème du moi – La science du moi – Nos directives

Article de Julius Evola paru dans la revue « UR » en 1927.

Traduction de Gérard Boulanger.

Il y a, dans la vie des hommes, des moments – ils sont rares, mais ils existent – où ceux-ci, comme pris d’un vertige imprévu, sentent vaciller leur repères familiers, leurs certitudes, leurs fois les plus solides. Reconduit à ce point crucial, l’individu ressent alors à nu, inexorable, torturant, ce qui est le problème de tous les problèmes et l’angoisse de toutes les angoisses :

                Que suis-je, Moi?

Continuer de lire « Le problème du moi – La science du moi – Nos directives »

Le désespoir de la modernité – Ce n’est peut-être pas complètement mauvais

15 janvier 2018 – Père Stephen Freeman

Il est de commun usage chez les Pères de décrire le désespoir et la tristesse comme les conséquences de ne pouvoir combler nos désirs. L’affirmation peut sembler simpliste, mais elle pointe directement au cœur de notre tristesse. Il y a une mélancolie à notre époque qui naît de nos attentes par rapport à la modernité. Le mantra du progrès et le fait de croire qu’il existe toujours une solution aux problèmes auxquelles nous faisons face sont des terreaux fertiles au désespoir moderne.

Continuer de lire « Le désespoir de la modernité – Ce n’est peut-être pas complètement mauvais »

Des qualifications initiatiques (2e partie) par René Guénon

1er Partie

Article paru dans « Études Traditionnelles » de mai 1936

Après les considérations d’ordre général que nous avons exposées dans la première partie de cette étude, il nous faudrait, pour préciser d’avantage, donner des exemples bien définis des conditions requises pour l’accession à telle ou telle forme initiatique, et en montrer dans chaque cas la véritable signification ; mais un tel exposé, quand il doit s’adresser à des Occidentaux, est rendu fort difficile par le fait que ceux-ci ne connaissent qu’un nombre extrêmement restreint de ces formes initiatiques, et que des références à toutes les autres risqueraient de rester entièrement incomprises. Encore tout ce qui subsiste en Occident des anciennes organisations de cet ordre est-il bien amoindri à tous égards et il est aisé de s’en rendre compte plus spécialement en ce qui concerne la question même dont il s’agit présentement : si certaines qualifications y sont encore exigées, c’est bien plutôt par la force de l’habitude que par une compréhension quelconque de leur raison d’être ; et, dans ces conditions, il n’y a pas lieu de s’étonner s’il arrive parfois que des membres de ces organisations protestent contre le maintien de ces qualifications, où leur ignorance ne voit qu’une sorte de vestige historique, un reste d’un état de choses disparu depuis longtemps, en un mot un « anachronisme » pur et simple. Cependant, comme on est bien obligé de prendre pour point de départ ce qu’on a le plus immédiatement à sa disposition, cela même peut fournir l’occasion de quelques indications qui, malgré tout, ne sont pas sans intérêt, et qui, bien qu’ayant surtout à nos yeux le caractère de simples « illustrations », n’en sont pas moins susceptibles de donner lieu à des réflexions d’une application plus étendue qu’il ne pourrait le sembler au premier abord.

Continuer de lire « Des qualifications initiatiques (2e partie) par René Guénon »

Les fleurs symboliques par René Guénon

Article paru dans « Études Traditionnelles » d’avril 1936             L’usage des fleurs dans le symbolisme est, comme on le sait, très répandu et se retrouve dans la plupart des traditions ; il est aussi très complexe, et notre intention ne peut être ici que d’en indiquer quelques-unes des significations les plus générales. Il est évident en effet que, suivant que telle ou telle fleur … Continuer de lire Les fleurs symboliques par René Guénon